Un médecin de campagne face à la pandémie du coronavirus
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07/04/2020

Un médecin de campagne face à la pandémie du coronavirus

Le 29 mars 2020 nous avions une conversation avec le Docteur TOUBIN, médecin généraliste d’une petite ville de France. Nous voulions comprendre ce qui se passe dans l’esprit de quelqu’un qui est au contact direct et initial avec les malades.

Temps d'écoute : 44'53''

 

#restezchezvous

 

 



Image de Emmanuelle Thiercelin c/o Divergence

 

 


Depuis le 29 mars les choses n’ont pas vraiment évolué en esprit pour les médecins.

Même si la situation change: le nombre de mort·e·s, au 26 mars ce sont 1100 décès liés au COVID-19 de cas hospitalisés et au 5 avril 5889 personnes selon les données soit 4789 décès de plus en une semaine. L’agence europpéene dénombre 7560 décès cumulés en France. ce qui change c’est aussi l’évolution de la polémique sur la Chloroquine vers des tests cliniques autant que la création de la pétition de Douste-Blazy, des essais thérapeutiques par utilisation de plasma de personnes ayant développé des anticorps, des essais de vaccins, une étude sur les bienfaits d’une hémoglobine de vers marins, des recommandations de masques, des révélations sur leur pénurie et sur la politique d’économie, une population qui pratique la sortie de balade en WE au risque de casser le phénomène confinement, et pourtant un respect global des consignes  malgré ce relâchement; des voisins qui rejettent des locataires sous prétexte de leur proximité avec des malades, et au final la moitié de l’humanité confinée.

Tout cela pourrait expliquer que les médecins soient aussi en désarroi, pris dans un système. Les médecins sont dans une attente psychologique. Ils sont médecins de famille ont pour mission d’accompagner des patients dans leur vie. Or la situation les laisse sans grand moyens d’agir, souvent de constater et de laisser en suspens leur art de soigner pour au mieux, impuissants, attendre que les corps fabriquent les anticorps au pire orienter vers les urgences lorsque se déclarent les détresses respiratoires.

Dans cet entretien, un médecin est humain, subit le manque de moyens de protection, observe ses contemporains et porte un avis politique sur la situation. Que devrait être la médecine, comment vit-on la situation lorsque l’on doit soigner, quel regard porte-t-on sur ce genre situations sanitaires? Voici l’avis du docteur ?

 

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