Antispécisme en Tunisie, l'autre révolution
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10/02/2020

Antispécisme en Tunisie, l'autre révolution

Temps d'écoute : 41'15''

 

Le 3 novembre dernier, j’ai rencontré une incroyable personnalité en la personne de  Joëlle NAJAR, Présidente de l’association ALVIA, une pionnière de la lutte animaliste dans son pays, la Tunisie. Elle était accompagnée de Meriem, co-Présidente, pour une tournée de rencontre en France, et plus particulièrement à Paris. Originaire de Suisse, installée depuis 7 ans en Tunisie, elle a créé l’Association Alvia en 2017 à Kairouan pour sauver les animaux maltraités et montrer le drame de la violence banalisée qu’ils subissent.
Dans les rues, au zoo, devant les boucheries ou dans les maisons, l’animal est partout quantité négligeable. Tirs au fusil dans les rues ou les campagnes contre les chiens errants, maltraitance agravée, conditions de détention déplorables et scandaleuses, devant toutes ces ignominies, Joëlle NAJAR lutte seule contre un système dur qui perdure. Elle tente de réveiller les consciences endormies.

Petit disclaimer, pour celleux qui n’auraient pas les meilleures intentions, ce que ne dira pas ce reportage, c’est qu’il y a des endroits du monde voués à la sauvagerie. Car quelque soit la latitude ou la culture, le specisme affirme sa suprématie dans une violence sans nom sur tous les endroits du globe. La torture cachée dans des batiments d'élévage, d'abattage, de captivité ou exercée à l’air libre  ce sera toujours de la torture. La source de cette violence est souvent la domination viriliste du monde. Une violence qui s’abat toujours sur les plus faibles, dans un ordre dénué d’empathie appuyé d’ignorance ou de croyance en un ordre naturel des choses.

Voici donc grâce à Joelle Najar le tableau brossé de ce que subissent les autres animaux en Tunisie.

 



L'anesse victime de l'acharnement rageux d'un habitant. Blessée mortellement, elle est la représentante des victimes d'humains sans tabou.


 

Lutter contre une culture de la violence.


C’est un peu comme si tout était à faire en Tunisie en matière de lutte animaliste. Encore une fois, il ne s’agit pas ici de dire autre chose que ce qui est : les autres animaux ne sont pas respectés. Les lois manquent et surtout, c’est toute une sensibilisation à la cause animale qui doit être faite auprès des populations. Si le système de captivité et d’exploitation des autres animaux est identique en cruauté à celui existant en france, la seule différence est qu’il n’y a pas encore assez d’organisations pour s’y opposer. ALVIA en la personne de Joëlle Najar part de zéro et seule en lutte contre tout un système et une société.



Les chiens sont abattus à la carabine et laissés pour morts. Ici une mère chienne et ses petits encore vivants, tétant leur mère morte.


 

Conclusion


Les animalistes tunisiennes ont besoin de votre soutien pour faire pression et ouvrir la voie. Besoins en logistique d’accueil, en documentations scientifiques et juridiques, en développement de programmes éducatifs ou de lobbing, notamment en ce qui concerne les stérilisations de chiens errants ou la gestion déplorable du zoo de Tunis. Contactez l’association et accompagnez la naissance de la lutte antispeciste tunisienne.

L’antispecisme, dans l’objet même de sa lutte, est une internationale et elle s’inscrit en Tunisie comme une seconde révolution. Vous pouvez commencer votre contribution en signant cette pétition qui vise à fermer le zoo-mouroir du Belvédère de Tunis

 



Face à la multiplication des chiens errants les autorités tunisiennes préfèrent l'abattage au fusil, laissant souvent agoniser . Tout comme sur l'Ile de la Réunion, les abattages ou autres euthanasies sont inutiles pour lutter contre ce phénomème. Seule la stérilisation permet d'éviter l'augmentation de la population canine, et le respect de la vie de chaque individu sentient.
 



Dans la rue, devant la boucherie, cet individu dromadaire n'est pas au repos, il est en attente. Exposé de la sorte, le boucher montre à sa clientèle celui qui sera débité pour leur consommation carnée. Sa tête sera exposée. Les enfants voient au quoitdien ces images ou ces témoignages de mises à mort. C'est dans cette banalisation que perdure la culture  spéciste. L'abolition viendra lorsqu'il y aura une indignation radicale pour chaque individu animal.