Carences journalistiques et confusionnisme
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22/11/2019

Carences journalistiques et confusionnisme

Cette fois c'est un flagrant delit de confusionnisme qui est mis au jour par Florence Dellerie. Des journalistes utilisent des procédés bien peu éthiques pour décrédibiliser le véganisme. Désinformation et raccourcis contribuent à l'obscurantisme par la propagation d'idées fallacieuses. Des articles qui instrumentalisent la souffrance d'enfants victimes de  maltraitance pour désorienter les consciences. Dans cette chronique, Florence Dellerie démasque les carences de certains journalistes et leurs mensonges, elle nous aide à conserver notre esprit critique.


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Temps de lecture : 13'


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Bonjour à tous et à toutes, et merci d'être à l'écoute de cette nouvelle chronique sur NONBI Radio ! Je vais parler aujourd'hui du traitement médiatique réservé à certains cas de problèmes de santé, de dénutrition ou de décès, qui sont annoncées, de façon fallacieuse, comme étant induites par le véganisme ou le végétalisme.

Pour information : les sources scientifiques soutenant mes propos sont mises à disposition dans la version textuelle de la chronique, sur le site de NONBI-Radio.

Je préfère vous prévenir dès maintenant : je vais parler d'un sujet sensible et délicat qui peut heurter la sensibilité, notamment des cas de maltraitance et de décès d'enfants et de bébés.

1 - Les bébés  / enfants

1 Bébé de 18 mois, 7,7 kg, USA (novembre 2019) - Metrotime.be

Dernier cas médiatisé en date, le décès d'un bébé de 18 mois, qui s'est produit en novembre de cette année aux États-Unis. L'enfant ne pesait que 7,7 kg au moment de sa mort, au lieu des 11 kilos attendus à son âge.

Dans le journal Metrotime.be, l'affaire a été titrée ainsi, je cite : "Un bébé décède à cause du régime vegan de ses parents". Fin de citation. Pourquoi ce titre est-il problématique ? Eh bien parce qu'il est confusionniste à souhait, de même que le contenu de l'article.

Premier élément source de confusion : il est absurde de penser qu'un individu peut décéder des conséquences du régime alimentaire d'une tierce personne. En l'occurrence, aucun bébé au monde ne peut décéder du seul fait que ses parents soient véganes, végétariens ou mangeurs de chair animale.

Deuxième élément source de confusion : le véganisme n'est pas un régime alimentaire. Le véganisme est un mode de vie consistant à refuser tout produits impliquant l'exploitation, l'utilisation ou la mise à mort des autres animaux ; et plus largement, toute activité nuisant aux autres animaux. Le régime alimentaire induit est le végétalisme, certes, mais le véganisme ne se limite pas à l'alimentation. On pourrait penser que la chose est anecdotique ; mais cela est en fait un des symptômes les plus récurrents de la méconnaissance globale de  ce sujet.

Troisième élément source de confusion : le type d'alimentation incriminée ici n'a aucun rapport avec le véganisme ou le végétalisme. On peut en effet lire dans l'article, je cite : "Les parents ont expliqué que les enfants étaient principalement nourris à base de bananes, d’avocats, et de mangues, en accord avec leur régime vegan." Fin de citation. Cette phrase tient de la désinformation : le végétalisme ne consiste absolument pas à se nourrir seulement de 3 ou 4 ingrédients ou type d'aliments.

Comme on peut le voir dans ce cas, le fait d'imputer le décès de ce bébé au véganisme est fallacieux. Ce n'est pas le véganisme qui est en cause, mais un ensemble de croyances, d'ignorance, et de négligences. On apprend aussi dans un article du DailyMail, traitant du même cas, que l'enfant n'avait jamais vu un médecin de sa vie. Le refus ou l'absence de prise en charge médicale est un fait récurrent dans ce genre de cas ; j'y reviendrai après.
 

2 Bébé de 5 mois, 3,9 kg, USA (février 2019) - La Provence.com

Deuxième cas médiatisé, celui d'un bébé de 5 mois en situation de dénutrition grave et pesant moins de 4 kg au moment de sa prise en charge par les services sociaux, aux États-Unis. L'affaire date du mois de février de cette année.

Dans le journal La Provence, l'affaire a été titrée ainsi, je cite : "Un couple de parents vegan arrêtés pour avoir mal-nourri leur bébé de 5 mois". Fin de citation. Ce titre aussi est confusionniste, de même que le contenu de l'article lui-même.

Premier élément source de confusion : tout comme pour le premier article, le type d'alimentation incriminée ici n'a aucun rapport avec le véganisme ou le végétalisme : on apprend en effet que l'enfant n'était nourri que de purée de pommes de terre, une mono-diète qui n'a rien à voir avec ce qu'on appelle une alimentation végétalienne.

Deuxième élément source de confusion : ce que l'article de La Provence ne précise pas, mais qu'on retrouve dans un article du DailyMail traitant du même cas, c'est que les parents suivaient les préceptes d'une religion leur interdisant notamment de boire tout alcool préparé à base de raisin, ou de côtoyer des personnes qui boivent du vin, ou encore de se toucher les cheveux. On retrouve toujours, dans ce genre de cas, des préceptes religieux, un attachement aux pseudosciences ou à certaines pratiques mystiques, et un refus de la médecine. On va le voir avec les cas suivants.



3Bébé de 7 mois, 4,3 kg, Belgique (mai 2017) - 7sur7.be

Troisième cas médiatisé, celui d'un bébé de 7 mois, ne pesant que 4,3 kg - autant dire un poids de naissance - décédé en Belgique en 2014.

Dans le journal 7sur7.be, l'affaire a été titrée ainsi, je cite : "Ils risquent 18 ans de prison pour avoir donné du lait végétal à leur bébé". Fin de citation. Pourquoi ce titre est-il problématique ?

Premier élément source de confusion : Le titre indique que le couple risque la prison pour avoir donné du lait végétal à leur enfant, ce qui est un raccourci ne reflétant pas la réalité. Le problème n'est en effet pas, en soi, d'avoir donné du lait végétal à ce bébé,  mais de ne pas lui avoir donné une préparation infantile, spécialement conçue pour les bébés de cet âge.

Il existe sur le marché des préparations infantiles formulées à partir de protéines végétales, qui conviennent  tout à fait aux bébés, et destinées aux personnes qui ne souhaitent pas - ou ne peuvent pas - allaiter, ainsi qu'aux bébés allergiques au lactose. La qualité de ces préparations végétales est reconnue ; l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) le rappelle en expliquant, je cite : le lait maternel est l’aliment de référence adapté aux besoins du nourrisson, et hors allaitement, seules les préparations pour nourrissons et préparations de suite [...]  qu’elles soient formulées à partir de protéines animales ou végétales, permettent de couvrir les besoins du nourrisson."

Deuxième élément source de confusion : Le contenu de l'article nous apprend que les parents avaient une véritable aversion pour la médecine conventionnelle, mais cela n'est jamais mentionné comme cause du problème. À la lecture du récit, on se rend compte qu'en plus de lui avoir diagnostiqué eux-mêmes une "intolérance au lactose et au gluten", sans aucun avis médical, les parents ont préféré, alors que leur enfant était dans un état de santé critique, faire 1h de route en voiture avec leur bébé pour l'amener chez un homéopathe, plutôt que de l'amener chez un médecin ou à l'hôpital.

Je précise qu'outre ce traitement journalistique de l'information, l'article a aussi beaucoup été diffusé par des militants et autres personnalités anti-véganes, qui ont utilisé ce fait pour discréditer le véganisme, en passant par le biais des laits végétaux. Ce qui est particulièrement malhonnête, pour toutes les raisons qu'on a vues plus haut, et aussi parce que la consommation de laits végétaux n'est ni une spécificité des alimentations végétaliennes, ni une obligation lorsqu'on est végé ou végane.

Je précise enfin que l'article a été mis à jour deux ans après sa publication, pour apporter plus de nuances en ce qui concerne les préparations infantiles végétales. Mais le mal était fait...

4 Bébé de 19 mois, 4,9 kg, Australie (décembre 2018) - France soir

Quatrième cas médiatisé dont je vais parler ici, celui d'un bébé de 19 mois souffrant de rachitisme (entre autres), et pesant 4,9 kg lors de sa prise en charge à l'hôpital.

Dans le journal France Soir, l'affaire a été titrée ainsi, je cite : "Les parents imposent un régime vegan au bébé, il souffre de rachitisme et de fractures." Fin de citation. Ce titre et cet article figurent sans doute parmi les plus malhonnêtes qui soient, parmi ceux traitant de ce genre de cas.

Premier élément source de confusion : Le titre est tout bonnement mensonger. En créant une relation de causalité directe et sans équivoque entre le fait que les parents aient administré une alimentation végane à leur enfant et les problèmes de santé rencontrés par ce dernier, l'article laisse penser que le véganisme conduit forcément à ces mêmes pathologies, ce qui est tout simplement faux.


Deuxième élément source de confusion : La description des aliments donnés à  l'enfant par ses parents. Dans l'article, on peut lire, je cite : "Pour respecter leurs convictions en faveur du régime vegan, ils n'offraient à leur enfant que de l'avoine et du riz au lait au petit-déjeuner, une tranche de pain avec de la confiture ou du beurre de cacahouète pour le déjeuner, et du tofu ou du riz pour le diner. Quand l'enfant ne voulait pas manger le soir, ses parents lui redonnaient de l'avoine." Fin de citation. Tout comme pour les autres cas évoqués précédemment,  une confusion est ici entretenue entre ce qu'est une alimentation végane, ou végétalienne, et le fait de ne manger que quelques aliments, dont les apports sont bien évidemment largement insuffisants d'un point de vue nutritionnel.

Troisième élément source de confusion : On apprend un peu plus bas dans l'article une information qui remet en question tout ce qui a précédé, je cite : "Alors que les médecins continuaient à la nourrir via un régime végétalien, avec cependant de vrais apports nutritionnels." Il est ici question du bébé. Surprise. En écrivant ça, on aurait pu penser que la ou le journaliste à l'origine de cet article se serait rendu compte qu'il est tout à fait possible, donc, pour les bébés d'être véganes tout en ayant des apports nutritionnels adaptés, mais... Apparemment non, le lien n'a pas été fait ! On peut quand même s'étonner qu'il soit possible d'écrire tout et son contraire dans un même article.

Quatrième élément source de confusion : La fin de l'article nous apprend que, comme c'est le cas dans chacune des affaires que j'ai exposées ici, les pseudosciences étaient omniprésentes dans la vie du couple, et que la défiance envers la médecine l'était tout autant. La mère avait exigé, à l'hôpital, que sa fille ne mange pas de soja, jugé, je cite, "rempli d'hormones" et donc délétère ; une idée reçue tenace elle-même largement entretenue par les médias, et à laquelle il est facile de croire quand on manque d'informations. De la même façon, on apprend ici que l'enfant n'était pas vaccinée, et n'avait ni suivi médical, ni certificat de naissance, ni même de "Medicare number", l'équivalent du numéro de sécurité sociale. Tout cela montre de graves négligences sans aucun rapport avec le véganisme.

En conclusion

Ce sont quelques exemples parmi d'autres.

En fait, on constate les mêmes méthodes confusionnistes - à des degrés divers - dans quasiment tous les articles traitant de maltraitance de ce type.
Ce procédé, qui consiste à associer de façon répétitive véganisme & malnutrition, véganisme & fractures, véganisme & charlatanisme, véganisme & rachitisme, etc. est malhonnête. Confondre "mode de vie" et "choix de certaines personnes pratiquant ce mode de vie" est fallacieux.

D'ailleurs, il est intéressant de noter que les nombreux cas de maltraitance du même type, qui sont le fait de parents qui ne sont pas du tout véganes ou végétaliens, ne sont jamais utilisés pour remettre en cause la viabilité de l'alimentation dite "standard", qui n'est pas spontanément remise en question ou interrogée.

Il en est ainsi du cas de cet enfant de 2 ans et demi qui ne mesurait que 67cm et ne pesait que 5 kilos, et qui a été pris en charge par une gendarmerie dans les Vosges ; du cas du petit Gabin, en situation de dénutrition chronique, et qui ne pesait que 6 kg à 22 mois au moment de son décès ; ou encore du cas de ce père ayant "nourri" ses deux enfants uniquement de Coca-cola, à Limoges.

À aucun moment, il ne serait venu à  l'idée de quelque journaliste que ce soit de mettre ce genre de drame sur le compte d'autre chose, en fait, que l'ignorance ou l'irresponsabilité des parents. À aucun moment, il ne serait venu à  l'idée de quelque journaliste que ce soit de mettre ce genre de drame sur le compte de l'alimentation dite traditionnelle. Et pour cause : ça n'a aucun sens. Pourtant, le confusionnisme s'étale allègrement dans certains médias lorsqu'il est question, même de très loin, d'alimentations végétales.

J'aimerais que les journalistes prennent conscience de ce problème. Sécuriser la santé des personnes qui font le choix d'une alimentation exempte de produits issus de l'exploitation ou de la mise à mort des autres animaux, consiste à délivrer des informations factuelles, fiables, rationnelles. En parlant de la viabilité comme des pièges. Ça ne consiste pas à générer du clic, chercher le buzz ou tromper les gens via l'instrumentalisation de drames qui auraient été évités avec un minimum d'éducation scientifique, de suivi des recommandations et d'esprit critique. Tout le monde pourrait y gagner. Les êtres humains et les autres animaux.

2 - Les conséquences dans l'esprit du grand public, et pour les véganes

J'en parlais récemment dans l'épisode 452 du podcast "scepticisme scientifique" dans un entretien avec Jeremy Royaux : plus le traitement médiatique de la question du véganisme ou du végétalisme est inadéquat, plus la société est réfractaire à étudier le sujet de façon adaptée, donc plus les gens deviennent végétariens ou véganes sans savoir comment faire, plus les problèmes sanitaires apparaissent... et plus le traitement médiatique est mauvais ! Ce cercle vicieux entretient l'ignorance, pousse les personnes véganes à se détourner de la médecine, par dégoût, ou à fuir leur médecin par peur des jugements négatifs. Cela pousse les personnes véganes à se détourner de la science au sens large, même. Et c'est une vraie catastrophe, à mon sens.

Les personnes qui cessent de consommer le corps ou les sécrétions des autres animaux le font généralement dans l'optique de moins nuire à autrui. Elles souhaitent généralement éviter aux autres animaux des traitements source de souffrances aigües et continuelles : enfermement, promiscuité, mutilations, mises à mort, etc. Penser que cet engagement éthique va disparaître comme par magie parce qu'on aura dit à ces personnes "qu'être végane, c'est pas bon pour la santé", est à mon sens aussi naïf qu'irresponsable (en plus d'être erroné sur le plan scientifique).

Il serait souhaitable que, pour ce sujet comme pour d'autres, certain·e·s journalistes interrogent les conséquences que peuvent avoir ce confusionnisme, et cette course au sensationnalisme menée à grand renfort de titres pousse-au-clic sur le dos d'événements dramatiques.

5 - La pépite

Comme dans chaque chronique, nous arrivons maintenant à la « pépite ». Ce mois-ci, j'aimerais vous parler du CLEMI, le Centre pour l'Éducation aux Médias et à l'Information, qui propose des outils d'éducation aux médias dans le système éducatif. Il s'agit d'un service de Réseau Canopé,  opérateur du Ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse.

Le CLEMI propose sur sa chaîne Youtube d'excellentes vidéos permettant de déceler des fake news, de repérer les publicités qui sont parfois cachées dans certaines vidéos de youtubeurs connus, ou encore de dénicher les stéréotypes sexistes à la télévision, via sa série "Déclic' Critique". Cette structure propose également des formations, des ressources pédagogiques, des guides pratiques et kits  d'accompagnements riches en information. Que vous soyez en relation avec le système éducatif ou non, je vous conseille de jeter un œil à ce contenu, très utile pour aiguiser son esprit critique.

6 - Conclusion + citation de fin

Voilà, c'est la fin de cette huitième chronique !  Merci à tous et à toutes d'avoir pris le temps de m'écouter. Je terminerai avec cette citation de l'écrivain et journaliste Serge Halimi : "Chaque fois que, presque unanimes, les médias matraquent un sujet sans autre conséquence qu'une augmentation escomptée de leur diffusion, ils se prévalent de la demande du public, de l'intérêt du consommateur. C'est d'abord oublier que la mission du journaliste consiste à rendre intéressant ce qui est important, pas important ce qui est intéressant." Rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle chronique. Et d'ici là, prenez soin de vous et des autres !


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Sources & informations complémentaires

Articles de presse commentés dans cette chronique :

1 - "Un bébé décède à cause du régime vegan de ses parents" (Metrotime.be) https://fr.metrotime.be/2019/11/15/must-read/un-bebe-decede-a-cause-du-regime-vegan-de-ses-parents/?fbclid=IwAR01XaVsvyQH--VOIMA0OV9R2AutC3qmkLtPhcGlM_rxZ_x3aAsi-xiwW5Q

Même cas traité par le DailyMail : https://www.dailymail.co.uk/news/article-7689893/Vegan-couple-fed-children-raw-vegetable-diet-starved-18-month-old-son-death.html

2 - "Des parents vegan arrêtés pour avoir affamé leur bébé de 5 mois" (LaProvence.com) https://www.laprovence.com/actu/en-direct/5374005/un-couple-de-parents-vegan-arretes-pour-avoir-nourri-leur-bebe-de-pommes-de-terre-ecrasees.html

Même cas traité par le Daily Mail : https://www.dailymail.co.uk/news/article-6709713/Vegan-parents-starve-5-month-old-son-death-switching-doctor-prescribed-formula.html

Préceptes des Nazarites : https://www.chabad.org/library/article_cdo/aid/287358/jewish/The-Nazir-and-the-Nazirite-Vow.htm

3 - "Ils risquent 18 ans de prison pour avoir donné du lait végétal à leur bébé" (7sur7.be) https://www.7sur7.be/belgique/ils-risquent-18-ans-de-prison-pour-avoir-donne-du-lait-vegetal-a-leur-bebe~afe74f96/

4 - "Les parents imposent un régime vegan au bébé, il souffre de rachitisme et de fractures." (France Soir)

http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/les-parents-imposent-un-regime-vegan-au-bebe-il-souffre-de-rachitisme-et-de-fractures

Cas de maltraitance de parents non véganes / non végétaliens :

- "Limoges : Deux jeunes enfants nourris au Coca-Cola par leur père, condamné pour maltraitance" (20 Minutes) :
https://www.20minutes.fr/justice/2360303-20181024-limoges-deux-jeunes-enfants-nourris-coca-cola-pere-condamne-maltraitance

- "Vosges : mal nourri, un enfant de 2 ans et demi ne pesait que 5 kilos" (Le Parisien) :
http://www.leparisien.fr/faits-divers/vosges-mal-nourri-un-enfant-de-2-ans-et-demi-ne-pesait-que-5-kilos-09-03-2019-8028159.php?fbclid=IwAR1bCv5p9GlnCU5okyOCqDIQZdsZA8WmmAsWK0H_V4mwSb3h-fIOkfSA2oY

- "Assises de la Creuse : "On a laissé mourir de faim notre fils" reconnait la mère de Gabin" (France Bleu) : https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/assises-de-la-creuse-les-medecins-livrent-leur-expertise-sur-la-mort-de-gabin-1573651114

Viabilité des alimentations végétales :

- Article "véganisme, végétalisme, que dit la science ?" : https://blogs.mediapart.fr/florence-dellerie/blog/140218/veganisme-vegetalisme-ce-que-dit-la-science

- Avis de l'ANSES sur les préparations infantiles d'origine animale ou végétale (2013) : L’Agence rappelle que le lait maternel est l’aliment de référence adapté aux besoins du nourrisson, et qu’hors allaitement, seules les préparations pour nourrissons et préparations de suite (lait premier âge et deuxième âge), qu’elles soient formulées à partir de protéines animales ou végétales, permettent de couvrir les besoins du nourrisson : https://www.anses.fr/fr/content/l%E2%80%99anses-pointe-les-risques-li%C3%A9s-%C3%A0-l%E2%80%99alimentation-des-nourrissons-avec-des-boissons-autres-0

Podcast Scepticisme Scientifique, épisode #452 consacré au véganisme : https://www.scepticisme-scientifique.com/episode-452-le-veganisme-florence-dellerie/

Pour compléter :

-Article "Véganes, non véganes : et si on arrêtait d’instrumentaliser les drames ?" https://questionsanimalistes.com/2019/03/06/veganes-non-veganes-et-si-on-arretait-dinstrumentaliser-les-drames/

La pépite

- Site web du CLEMI : https://www.clemi.fr/
- Chaîne Youtube du CLEMI : https://www.youtube.com/channel/UCdM5hHvSp1hlFkXLYB9QWWw/featured

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